Prime d’impatriation : définition, montant et fonctionnement

Prime d’impatriation : définition, montant et fonctionnement

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Jean Martin

Jean Martin
Ancien Inspecteur des Impôts

Nous bénéficions de l'expertise de notre of counsel, Jean Martin, ancien Inspecteur des Impôts.

Sommaire

Le régime des impatriés est l'un des dispositifs fiscaux les plus attractifs en France pour attirer les talents internationaux. Il s’adresse aux personnes salariées, domiciliées fiscalement hors de France au cours des cinq années civiles précédant celle de leur prise de fonctions, dans une entreprise établie en France. Ce dispositif peut représenter des dizaines, voire des centaines de milliers d'euros d'économies d'impôt sur plusieurs années. Cependant, sa complexité est à la hauteur des avantages qu'il procure. Une clause mal rédigée, une condition non remplie ou une simple erreur déclarative peuvent anéantir le bénéfice escompté et provoquer un redressement fiscal douloureux. Avocats Picovschi se propose d’expliquer les règles du jeu en la matière en évoquant des précisions importantes apportées par Bercy en 2025.

Qu'est-ce que le régime des impatriés ?

Le régime fiscal des impatriés est un ensemble d'avantages fiscaux accordés aux salariés et à certains dirigeants qui s'installent en France pour y exercer une activité professionnelle. L'objectif est de renforcer l'attractivité économique de la France en encourageant les entreprises à recruter des cadres et experts de haut niveau depuis l'étranger.

Le principal avantage est une exonération d'impôt sur le revenu portant sur le supplément de rémunération directement lié à l’exercice d’une activité professionnelle en France ainsi que sur la part de la rémunération se rapportant à l’activité exercée à l’étranger si elle est effectuée dans l’intérêt direct et exclusif de l’employeur.

Ce dispositif est principalement encadré par deux types de sources :

  • L'article 155 B du Code général des impôts (CGI) constitue le fondement juridique du régime. Il en définit les conditions, les avantages et les limites.
  • Le Bulletin Officiel des Finances Publiques-Impôts (BOFIP) détaille l'interprétation que fait l'administration fiscale de la loi. Les documents de référence, comme le BOI-RSA-GEO-40-10-10, sont essentiels pour comprendre l'application pratique du régime et sont opposables à l'administration.

Êtes-vous éligible ? Quelles conditions pour en bénéficier ?

L'éligibilité au régime est soumise à des conditions strictes et cumulatives. Le non-respect d'une seule d'entre elles peut suffire à invalider l'ensemble du dispositif.

La condition de résidence fiscale

Vous ne devez pas avoir été considéré comme résident fiscal français au cours des cinq années civiles précédant celle de votre prise de fonctions en France. Une seule année de résidence en France durant cette période suffit à vous rendre inéligible.

La nature du recrutement

Vous devez être "appelé de l'étranger" pour occuper un emploi en France. Cette notion recouvre deux situations principales :

Retour en France d’un salarié ou dirigeant parti en mission de l’étranger

Peuvent bénéficier du régime de faveur les personnes expatriées qui reviennent exercer leur activité dans la société établie en France qui les employait avant leur départ à l’étranger ou dans une autre société du groupe établie en France, sous réserve que toutes les autres conditions soient remplies par ailleurs.

La circonstance que leur contrat de travail avec cette société établie en France ait été rompu, suspendu ou modifié pendant ou à l’issue de leur période d’expatriation n’est pas de nature à remettre en cause le bénéfice de ce dispositif.

Exemple : un salarié de la société A à Paris part travailler 6 ans pour la filiale de A à Tokyo. S'il revient ensuite chez A à Paris (et qu'il remplit la condition de non-résidence de 5 ans), il peut bénéficier du régime d'impatriation.

Recrutement depuis l’étranger

Une entreprise établie en France recrute directement depuis l'étranger.

Il est important de noter que, selon la doctrine administrative, un salarié postulant depuis l’étranger à une offre d’emploi en France est considéré comme ayant été directement recruté de l’étranger.

Par conséquent, il peut prétendre au bénéfice du régime des impatriés alors même que l’initiative de la candidature lui revient, à condition que le processus de recrutement ait bien été mené alors qu’il résidait encore à l'étranger.

Exemple : une développeuse web vivant à Berlin postule à une offre d'emploi publiée par une start-up à Bordeaux et est embauchée. Elle est considérée comme recrutée depuis l'étranger et peut prétendre au dispositif.

Mesure de tolérance liée à la condition de domiciliation en France

Dans son BOI-RSA-GEO-40-10-10 (§ 40., 80. et 240.) du 11 août 2025, le fisc a apporté encore quelques précisions, attestant si besoin est des difficultés d’interprétation de la part des salariés et de leurs employeurs des « règles du jeu » qui président à la lecture du dispositif d’exonération fiscale inhérent au régime d’impatriation fiscale.

Le fait que la tolérance permettant aux salariés ou dirigeants, dont l’installation du foyer n’intervient qu’au cours de l’année civile de sa prise de fonction ou de l’année suivante, de bénéficier d’une exonération d’impôt sur leur prime d’impatriation, ne concerne pas les revenus passifs et plus-values étrangères qui demeurent soumis pleinement à l’impôt en France.

Dans tous les cas, l’existence d’un contrat de travail est indispensable. En effet, un contribuable étranger qui souhaiterait créer une activité en France de son propre chef ne peut évidemment pas prétendre à la prime d’impatriation.

La durée d'application

Le régime s'applique jusqu'au 31 décembre de la huitième année civile suivant votre prise de fonctions. Par exemple, pour une prise de poste le 1er septembre 2024, vous pouvez bénéficier du régime jusqu'au 31 décembre 2032.

Attention ! Le bénéfice du régime est perdu si vous quittez l'entreprise qui vous a recruté, sauf en cas de nouvelle mobilité au sein du même groupe.

La prime d'impatriation : calcul, plafonds et options

Pour bénéficier de l’exonération, la prime d’impatriation doit apparaître distinctement dans le contrat de travail ou de mandat social ou le cas échéant dans un avenant à celui-ci, établi préalablement à la prise de fonctions en France.

La détermination des modalités de calcul du montant de la prime dimpatriation doit en toute hypothèse répondre aux critères imposés par le Législateur.

Le point crucial : la "rémunération de référence"

C'est la clé de voûte du dispositif. La loi impose que votre rémunération nette imposable (après exonération de la prime) ne soit jamais inférieure à celle que perçoit un salarié non-impatrié exerçant des fonctions analogues dans l'entreprise (ou à défaut, dans une entreprise similaire). Ce salaire de comparaison est la "rémunération de référence".

Comment la définir ? Elle doit être justifiée et documentée (grilles salariales, benchmarks sectoriels, études de rémunération). Une définition trop basse ou arbitraire sera rejetée par l'administration en cas de contrôle fiscal.

Cette rémunération de référence doit figurer dans le contrat passé entre lemployeur et le salarié ou mandataire social.

Par définition, un avocat compétent en droit du travail et en droit fiscal a l’habitude de négocier la prime d’impatriation avec les employeurs pour parvenir à un accord commun réaliste, sauvegardant les intérêts des deux parties, notamment bien sûr au regard du montant de la rémunération de référence.

L'exonération peut être calculée de deux manières différentes. Le choix entre ces options est stratégique.

Option 1 : l'exonération du montant réel de la prime

Cette option consiste à exonérer le montant exact de la prime d'impatriation tel que défini dans votre contrat de travail.

Option 2 : l'évaluation forfaitaire à 30% de la rémunération

Sur option, vous pouvez choisir d'exonérer un montant forfaitaire égal à 30% de votre rémunération nette totale (après déduction des cotisations sociales). Cette option est souvent plus simple et avantageuse car elle ne nécessite pas de justifier le montant de la prime.

Quelles sont les obligations déclaratives ?

Si vous optez pour l'évaluation forfaitaire de la prime d'impatriation, vous êtes tenu de l’indiquer dans la rubrique « autres renseignements » de la déclaration d'ensemble des revenus. En cas de cumul d’exonération avec la part de la rémunération se rapportant à une activité exercée à l’étranger, le choix du mode de plafonnement doit être mentionné de la même manière.

Corrélativement, vérifiez le montant des salaires soumis à l'impôt sur le revenu pré-imprimé afin de modifier celui-ci le cas échéant.

Le salaire net imposable après réfaction de la partie exonérée doit être porté dans les cases 1AJ ou 1BJ de la déclaration principale n° 2042. Et les sommes correspondant aux salaires et primes exonérés doivent être indiquées dans les cases 1DY ou 1EY de la déclaration complémentaire 2042 C.

Le double plafonnement à ne pas oublier

L'exonération totale (prime d'impatriation + part de rémunération pour activité à l'étranger) est soumise à un double plafond. Elle ne peut dépasser :

  • Soit 50% de la rémunération totale.
  • Soit, sur option, la seule part de la rémunération se rapportant à l'activité exercée à l'étranger est plafonnée à 20% de la rémunération imposable (hors prime).

Dans quelles limites est exonérée la prime d’impatriation ?

Exemple

Monsieur X a conclu un contrat de travail prévoyant une rémunération annuelle nette de 150 000 €. Le montant de la prime d’impatriation est fixé à 40 000 €.

Le complément de rémunération lié à l’impatriation (40 000 €) est exonéré en totalité si Monsieur X justifie que la « rémunération de référence » en France est égale ou inférieure à 110 000 €, soit sa rémunération nette hors prime d’impatriation.

Mais si la rémunération annuelle nette comparable en France est égale à 120 000 €, l’exonération du complément de rémunération est alors limitée à 30 000 € (soit 150 000 € - 120 000 €).

Cet exemple ne correspond peut-être pas totalement par définition à votre situation personnelle en raison de bien d’autres paramètres qui sont susceptibles d’intervenir dont ceux et pas des moindres, afférents aux négociations avec votre employeur.

Précisions importantes

Comme indiqué la prime d’impatriation est exonérée pour son montant réel ou sur option du contribuable pour un montant forfaitaire fixé à 30 % de la rémunération nette totale.

Si la prise de fonction est intervenue après le 15 novembre 2018, l’option pour l’évaluation forfaitaire a été élargie aux salariés et dirigeants appelés par une entreprise implantée dans un autre État, auprès d'une autre entreprise établie en France.

Et dans son bulletin officiel des Finances publiques (BOI) RSA-GEO-40-10-20 § 80. à 102. du 11 août 2025, l’administration fiscale souligne que cette possibilité est étendue aux cas de mobilité intragroupe, sous réserve également d’une prise de fonction à compter du 16 novembre 2018.

Les autres avantages fiscaux du régime des impatriés

Le régime des impatriés ne se limite pas à la seule prime. Il offre d'autres avantages fiscaux significatifs.

Impôt sur la fortune immobilière (IFI)

Pendant les cinq premières années de votre résidence en France, vous n'êtes imposable à l'IFI que sur vos biens et droits immobiliers situés en France. Votre patrimoine immobilier détenu à l'étranger est totalement exonéré.

Exonération des "revenus passifs" et plus-values de source étrangère

Vous bénéficiez d'une exonération de 50% sur certains revenus de capitaux mobiliers (dividendes, intérêts) et sur les plus-values de cession de valeurs mobilières, à condition que ces revenus et plus-values proviennent de l'étranger.

Avantages sociaux

Sous certaines conditions, notamment si vous justifiez de continuer de cotiser à un régime de retraite obligatoire dans un autre État, vous pouvez être dispensé de l'affiliation aux régimes de retraite français (base et complémentaire).

Anticiper la sortie du régime : que se passe-t-il après la 8ème année ?

Peu y pensent, mais la fin du dispositif doit être anticipée. L'année N+9 est souvent synonyme de "choc fiscal" avec la réintégration de la totalité de vos revenus dans l'assiette de l'impôt.

  • Comprendre l'impact : simulez votre imposition en année pleine pour mesurer l'augmentation.
  • Pistes de réflexion : c'est le moment d'envisager une renégociation de votre package de rémunération avec votre employeur pour compenser la perte de l'avantage fiscal, ou de mettre en place des stratégies patrimoniales (investissements défiscalisant, etc.) pour amortir le choc.

Le rôle stratégique de l'avocat fiscaliste

Pour savoir si vous répondez bien aux diverses conditions pour ouvrir droit au dispositif d’optimisation réservé aux salariés impatriés, pensez le plus tôt possible en amont de votre projet à vous rapprocher d’un avocat fiscaliste expérimenté pour prévenir tout risque de désillusions en la matière.

Il est vrai que par les « temps qui courent » l’administration fiscale en quête de rentrées financières se réserve bien entendu la faculté de contrôler les dossiers des contribuables salariés concernés, bénéficiaires de l’exonération partielle de leur prime d’impatriation.

L'intervention d'un avocat expert est donc cruciale à chaque étape pour naviguer dans cette complexité.

En amont : audit et sécurisation

Avant même la signature, l'avocat valide votre éligibilité, analyse le projet de contrat pour y déceler les failles et définit les points de négociation essentiels. Cette phase de préparation est déterminante pour la validité et le montant de votre exonération pour les 8 années à venir.

La négociation de la rémunération de référence et de la structure de votre package est une étape si critique qu'elle mérite une analyse approfondie. Pour une étude détaillée des stratégies et arguments à présenter, nous vous invitons à consulter notre guide complet : Prime d’impatriation : comment négocier avec un avocat ?

Pendant : déclaration et suivi

Chaque année, l'avocat valide les calculs, s'assure du correct remplissage des déclarations fiscales et vous aide à documenter les éléments nécessaires (jours passés à l'étranger, etc.).

En aval : défense et contentieux

En cas de demande de renseignements, de proposition de rectification ou de contrôle fiscal, l'avocat élabore la stratégie de réponse, rédige les argumentaires et vous défend face à l'administration pour préserver vos droits.

Les erreurs à éviter pour sécuriser votre régime d'impatriation

L'administration fiscale est particulièrement vigilante sur l'application de ce régime dérogatoire. Voici les erreurs les plus fréquentes qui peuvent mener à une remise en cause de l'exonération :

  • Clause de prime absente ou imprécise : oublier de mentionner la prime d'impatriation de manière explicite et chiffrée dans le contrat de travail (ou un avenant) avant la prise de fonction est un motif de rejet fréquent.
  • Sous-estimation de la rémunération de référence : utiliser une grille salariale interne trop basse ou non justifiée pour déterminer la rémunération de référence peut entraîner un redressement. L'administration peut la comparer avec des données externes (ex : Apec).
  • Erreur dans les déclarations fiscales : ne pas correctement ventiler les revenus exonérés et imposables dans les bonnes cases des déclarations n°2042 et 2042 C (notamment la case 1DY) est une erreur courante qui annule l'effet de l'exonération.
  • Candidature depuis la France : une personne qui s'installe en France de sa propre initiative et ne trouve un emploi qu'une fois sur le territoire ne peut, en principe, pas bénéficier du régime. Il faut prouver que le recrutement a été initié depuis l'étranger.
  • Oubli de la condition des 5 ans : une seule année de résidence fiscale en France au cours des cinq années civiles précédant la prise de poste suffit à invalider l'éligibilité.

Anticipez et sécurisez ! Ne vous contentez pas d'une simple clause. Réalisez une étude comparative (benchmark) solide pour établir la rémunération de référence et conservez-en les preuves.

Pour les situations complexes ou les montants significatifs, envisagez de demander un rescrit fiscal à l'administration. Cette démarche permet de valider en amont le calcul de votre prime et de vous prémunir contre un futur contrôle fiscal, l'administration étant alors liée par sa propre prise de position. Nous constituons alors un dossier détaillé exposant notre situation personnelle et professionnelle, et nous motivons la demande d'application de ce régime spécifique en nous appuyant sur les faits d'espèce et les documents en notre possession.

Que conclure de tout cela ?

Afin d’éviter toutes désillusions quelconques pour bénéficier du dispositif d’optimisation fiscale réservé aux salariés impatriés, songez le plus possible en amont de vos choix à vous rapprocher d’Avocats compétents dans un créneau éminemment ciblé et hautement complexe.

En effet, les dossiers des contribuables (salariés et dirigeants) bénéficiaires de l’exonération d’impôt sur leur prime d’impatriation font l’objet de « toutes les attentions » de la part des Agents de la Direction générale des Finances publiques dédiés au contrôle fiscal, notamment quand les montants en jeu s’avèrent significatifs.

En d’autres termes, si vous auriez bien tort de ne pas profiter du dispositif intéressant prévu à l’article 155 B. du CGI, la prudence et la vigilance s’imposent évidemment pour parer à tous déboires éventuels en cas d’incompréhension des mesures d’application du mécanisme particulièrement encadré par le Législateur.

Et si jamais vous recevez une demande de renseignements ou de justifications, voire plus fâcheux encore, une proposition de rectification actant la remise en cause de l’exonération de votre prime d’impatriation acquise de « haute lutte » en toute légalité, nos avocats aux cursus différents mais opportunément complémentaires se tiennent prêts à vous assister et à défendre vos droits.

Tel est le cas d’Avocats Picovschi qui a l’habitude de répondre de manière concrète et efficace aux interrogations bien légitimes des contribuables en matière de mécanismes d’optimisation fiscale souvent alambiqués, y compris parfois justement en aval de l’obtention du précieux sésame quand pour un motif ou un autre, Madame ou Monsieur Y s’est fait retoquer par l’administration fiscale en raison d’erreurs d’interprétation commises de bonne foi.

Notre équipe est composée d'avocats fiscalistes reconnus et compte également d'anciens inspecteurs des impôts, ce qui nous confère une double perspective unique et indispensable pour maîtriser et anticiper les stratégies de l'administration fiscale.

Notre autorité dans le domaine est régulièrement confirmée par les médias nationaux tels que Le Figaro, Le Point, ou Le Parisien, qui sollicitent notre expertise pour éclairer l'actualité fiscale.

Enfin, notre fiabilité et l'excellence de notre pratique sont attestées par des distinctions majeures dans un domaine aussi sensible que le contentieux fiscal. Nous avons notamment reçu le Trophée d'argent en contentieux fiscal lors du Palmarès du Droit 2023, et sommes répertoriés au classement Décideurs Magazine en tant que « Pratique de qualité » dans la rubrique « Contentieux fiscal et assistance à redressement » et « Pratique réputée » en « Fiscalité du patrimoine ». Ces reconnaissances garantissent que nous appliquons les standards les plus élevés pour défendre vos intérêts financiers les plus cruciaux."

FAQ - Questions fréquentes

Qu'est-ce que la prime d'impatriation et quels en sont les avantages ?

La prime d'impatriation est un complément de rémunération versé aux salariés et dirigeants venant travailler en France après avoir résidé à l'étranger. Son principal avantage est une exonération d'impôt sur le revenu sur ce supplément de salaire, sous certaines conditions. Ce régime vise à attirer des talents internationaux en allégeant leur charge fiscale.

Quelles sont les conditions pour bénéficier de l'exonération de la prime d'impatriation fiscale ?

Pour bénéficier de l'exonération de la prime d'impatriation, le salarié ne doit pas avoir été résident fiscal français au cours des cinq années civiles précédant sa prise de fonction. Le montant de la prime doit être clairement défini dans le contrat de travail et la rémunération restante doit être au moins égale à celle d'un salarié exerçant des fonctions similaires dans l'entreprise. Le bénéfice de ce régime s'applique jusqu'au 31 décembre de la huitième année suivant l'arrivée en France.

Comment la prime d'impatriation fiscale est-elle calculée ?

Le calcul de la prime d'impatriation fiscale peut se faire de deux manières : soit pour son montant réel tel que prévu dans le contrat de travail, soit sur une base forfaitaire. Sur option, notamment pour les personnes recrutées directement de l'étranger, la prime peut être évaluée forfaitairement jusqu'à 30 % de la rémunération nette totale. L'exonération globale (prime et part d'activité à l'étranger) ne peut cependant pas dépasser 50 % de la rémunération totale.

Quelle est la durée des avantages fiscaux liés à la prime d'impatriation ?

Les avantages fiscaux du régime de l'impatriation, y compris l'exonération de la prime, s'appliquent pour une durée maximale allant jusqu'au 31 décembre de la huitième année civile suivant la prise de fonction en France.

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