Opposition à contrôle fiscal : quelles conséquences pour l’entreprise ?

Opposition à contrôle fiscal : quelles conséquences pour l’entreprise ?

Vous voulez plus d’informations ?
Contactez nous au +33(0)1 56 79 11 00

Nos attachés d'information sont à votre écoute et vous expliqueront notre fonctionnement.

Rencontrons-nous !

Nous sommes présents au 62 rue Ampère, 75017 Paris.

Jean Martin

Jean Martin
Ancien Inspecteur des Impôts

Nous bénéficions de l'expertise de notre of counsel, Jean Martin, ancien Inspecteur des Impôts.

Sommaire

Quand l'administration fiscale s'est mise en tête de procéder au contrôle de votre activité professionnelle, exercée à titre individuel ou en société, il vaut mieux vous organiser pour accepter de disputer la partie qui s'engage au lieu de tergiverser, pire encore, d'essayer de se mettre en travers de la route de l’inspecteur des Finances publiques. À défaut, votre entreprise risque de faire l’objet d’une évaluation d'office de ses bases d'imposition avec de graves conséquences financières à la clé. Explications par Avocats Picovschi, compétent en Droit fiscal.

Opposition à contrôle fiscal : quels risques et quelles sanctions fiscales ?

Conformément aux dispositions de l'article L. 74 du Livre des procédures fiscales (LPF) dont le principe est affirmé depuis de longues années par la doctrine administrative et la jurisprudence, l'inspecteur des Finances publiques est en droit de mettre en œuvre la procédure d'évaluation d'office s'il est empêché d'accomplir sa mission, soit du fait du contribuable, soit du fait de tiers.

En application de ce postulat, il n'est pas nécessaire que le vérificateur ait épuisé tous les moyens dont il dispose, pour mener à bien sa tâche. Il suffit, même si les documents comptables ont été mis à sa disposition, que les circonstances dans lesquelles se déroulent ses interventions, ne permettent pas de procéder au contrôle fiscal dans des conditions normales.

C'est ainsi que la procédure d'évaluation d'office des bases d'imposition est applicable, par exemple, "lorsque la présence, même silencieuse, de nombreuses personnes crée, à l'endroit où s'effectue la vérification ou dans les lieux voisins, un climat de tension nuisible à l'accomplissement normal de travaux d'expertise comptable" (conf. bulletin officiel des Finances publiques CF-IOR-40-du 12 septembre 2012).

Mais l'opposition à contrôle fiscal peut résulter uniquement de la simple passivité du contribuable, à savoir le refus systématique et persistant sans aucun motif quelconque, pour donner suite à toutes demandes de la part de l’Agent des Finances publiques.

Dans ce genre de situations, il vaut mieux savoir qu’hormis l’évaluation d’office des bases d’imposition, la majoration de 100 % prévue à l’article 1732 a. du Code général des impôts (CGI) est appliquée sur le montant des rappels d'impôts correspondants.

Procès-verbal d’opposition, proposition de rectification et charge de la preuve

Pour justifier du bien-fondé du recours à la procédure de l'évaluation d'office, le fisc est en effet tenu de rassembler les preuves matérielles de votre refus de ne pas avoir voulu coopérer.

L'inspecteur doit vous avoir adressé plusieurs courriers (en simple et en recommandé), dont obligatoirement des mises en demeure ou mises en garde pour vous informer clairement et de manière réitérée, des conséquences résultant de votre comportement de "blocage" et de votre silence persistant.

Et il ne peut mettre en œuvre cette procédure d'exception qu'à la condition d'avoir dressé un procès-verbal d'opposition à contrôle, retraçant rigoureusement les faits reprochés qui ont enfreint l'exercice de sa mission.

Ce procès-verbal, clé de voûte de la procédure, doit être joint impérativement par l’inspecteur à l'appui de sa proposition de rectification.

En cas de contentieux ultérieur, la charge de la preuve de votre attitude « condamnable » incombe au fisc devant les Tribunaux, y compris en ce qui concerne la méthode adoptée et les calculs effectués pour déterminer les bases d'imposition fixées d'office.

Opposition à contrôle fiscal : pourquoi faire appel à un avocat fiscaliste ?

Si jamais vous vous retrouvez accusé d’opposition à contrôle fiscal, rapprochez-vous d’un Avocat fiscaliste expérimenté.

Dans cette configuration naturellement conflictuelle, celui-ci a, par définition, son mot à dire si vous vous êtes mis dans ce « beau pétrin ». En le saisissant suffisamment à temps (soit au plus tard avant le terme du délai de 30 jours pour répondre à la proposition de rectification), ce professionnel en procédures fiscales va "scruter à la loupe" l'énoncé de la motivation, actant le recours à l'évaluation d'office des bases d'imposition.

Pour l’aider à se trouver en position de force, fournissez à votre Conseil un maximum d'informations sur ce qui s'est passé véritablement depuis l'envoi de l'avis de vérification.

L’Avocat fiscaliste va s'évertuer à réunir les éléments matériels, tendant à démontrer que vous ne vous êtes finalement pas organisé délibérément pour empêcher l'inspecteur d'effectuer son contrôle.

Et il va batailler ferme pour faire ressortir peut-être l'existence de réelles circonstances atténuantes, dues par exemple à des contraintes professionnelles incontournables et/ou d'ordre personnel très graves.

Quels recours après la proposition de rectification si les reproches à votre encontre sont confirmés ?

Si vous avez commis la grossière erreur de vous « arranger » volontairement pour ne pas rencontrer le vérificateur et ne donner aucune suite quelconque aux divers courriers renouvelés à plusieurs reprises, l’Avocat fiscaliste a tout de même un rôle primordial à jouer.

Il va notamment s'assurer que les rehaussements envisagés dans la proposition de rectification ne sont pas exagérés.

Dans l'hypothèse où vous contactez un Conseil tardivement, soit après la mise en recouvrement des impositions, tout n'est pas perdu !

Vous pouvez compter sur lui pour déposer une réclamation contentieuse la plus pertinente possible afin de combattre les motifs de droit et de fait qui ont conduit le vérificateur à mettre en œuvre la procédure d'exception prévue à l’article L. 74 du LPF.

Celle-ci constitue sans nul doute l'une des armes les plus redoutables dont dispose l'administration fiscale à l'égard des contribuables, rébarbatifs à l'intrusion des Agents des impôts. L’énorme bévue à ne pas commettre est de minimiser le risque de répercussions désastreuses engendrées par votre fuite en avant.

Si les bases d'imposition évaluées d'office s'avèrent finalement objectives, en conformité avec la réalité économique de votre activité professionnelle, la marge de manœuvre pour l'Avocat fiscaliste sera naturellement plus restreinte.

Mais il a encore la faculté, en usant de toute son habileté, de faire en sorte que la majoration de 100 % appliquée aux rappels d'impôts soit ramenée à des proportions compatibles avec la pérennité de l’entreprise.

Pourquoi choisir Avocats Picovschi en cas d’opposition à contrôle fiscal ?

Quel que soit le degré de gravité de la situation, Avocats Picovschi habitué depuis 1988 à « croiser le fer » poliment, mais non sans fermeté avec les représentants de l’administration fiscale à l’occasion de tous types de contrôles, se tient prêt à répondre à votre appel au secours rapidement et avec un maximum d’efficacité.

L’expertise d’Avocats Picovschi en Droit fiscal est régulièrement soulignée par les médias nationaux tels que Le Figaro, Le Point ou Le Parisien. Son engagement et son excellence sont également attestés par de nombreuses distinctions et sa présence au classement « Décideurs Magazine » en tant que « Pratique de qualité » à la rubrique « Contentieux fiscal et assistance à redressement ».

Votre avis nous intéresse

* Ces champs sont obligatoires
En savoir plus sur le traitement des données