Situation n°7 : Vous avez reçu la proposition de rectification
Suite à la vérification de comptabilité de votre entreprise au sens très large du terme (car il est rappelé que ce contrôle concerne indifféremment les sociétés et les personnes physiques quelles que soient la nature et l'importance de leur activité professionnelle), l'Inspecteur vous a adressé ses conclusions par le biais de la proposition de rectification.
Ce document "affublé" du n°3924 constitue la phase terminale, particulièrement capitale de la procédure de vérification.
Si le courrier recommandé revient au Service vérificateur avec les mentions "non réclamé", voire "n'habite pas ou plus à l'adresse indiquée" – parce qu'à tort, vous avez cru opportun de quitter les lieux sans signaler votre nouvelle destination -, l'Inspecteur va en effet avoir le champ libre contrairement à ce que vous pouvez subodorer.
En d'autres termes, dans ce cas de figure, vous vous êtes largement privé (e) de la possibilité de contester les redressements envisagés en produisant des explications et des justifications susceptibles d'obliger l'Inspecteur à "revoir sa copie".
Car il est très rare qu'il n'existe pas une marge de manoeuvre en ce qui concerne notamment, la démonstration de la réalité du débat oral et contradictoire (conf. situation n°6), la motivation proprement dite des rectifications et des pénalités appliquées qui entraînent la détermination du montant de la "note à payer".
La mission de ce professionnel consiste en effet à détecter les faiblesses, voire les vices de procédure qui entachent la proposition de rectification. Ce soutien supplémentaire peut constituer un apport décisif en plus du rôle indispensable de l'Expert-comptable, centré principalement sur l'analyse des redressements d'ordre strictement comptable.
Dans tous les cas, une réponse doit être produite afin d'éviter que le fisc ne procède à la mise en recouvrement des rappels d'Impôts, au terme du délai de 30 jours décompté à partir de la date de réception du "fameux" pli recommandé.
Ainsi, concrètement, vous disposez de 60 jours au total pour peaufiner vos arguments avec l'aide ou non, de l'Expert-comptable et de l'Avocat fiscaliste. Tout en veillant bien sûr à ne pas dépasser ce délai, vous n'avez aucun intérêt à répondre avant car aucune réduction quelconque n'est prévue en récompense de ce comportement.
Par ailleurs, pensez à joindre les copies d'un maximum de documents justificatifs probants à l'appui de votre courrier, de manière à convaincre le vérificateur d'abandonner tel ou tel redressement.
Mais suite à vos observations, le fisc est tenu d'abord de vous répondre via la lettre n°3926.
11 Mai 2010
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