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Crise financière: suite et bientôt fin?

| Mis à jour le 23/10/2014


La crise des subprimes, ou crise du subprime, est une crise financière et boursière mondiale, déclenchée en 2006 par un krach des prêts hypothécaires à risque aux Etats-Unis (les « subprimes »), qui a commencé à avoir un réelle impact dès février 2007, et qui s'est transformé en véritable crise mondiale au cours de l'été 2007. Les conséquences s’en ressentent encore aujourd’hui.

Qu’entend-on par subprimes ?

Les subprimes sont des crédits hypothécaires accordés aux Etats-Unis à une clientèle peu solvable, sur la base d'une majoration du taux d'intérêt (« prime » appliquée à un emprunteur dont la solvabilité est « en dessous » d'un certain seuil) censée compenser les risques pris par le prêteur. Les remboursements d'emprunt étaient limités au paiement des intérêts, celui du capital étant souvent différé pour s'imputer sur le prix de revente du logement deux ou trois ans après, avec une plus-value tant que les prix de l'immobilier montaient, ce qui était le cas avant 2006. Ces prêts étaient majoritairement accordés à des conditions de taux d'intérêt variables.

Le double mouvement de baisse des prix de l'immobilier aux Etats-Unis (dégonflement de la bulle immobilière) à partir de 2006 et de remontée des taux d'intérêt a conduit au défaut de paiement de nombreux emprunteurs, et donc à la mise en situation de faillite, ou de quasi-faillite, des établissements spécialisés aux Etats-Unis. D'autant que les prix des habitations sont tombés sous la valeur de garantie.

Les effets de la crise des subprimes sur la croissance mondiale

La crise des crédits subprimes américains a conduit à une défiance au niveau mondial envers les créances titrisées (ABS, RMBS, CMBS, CDO) qui comprennent une part plus ou moins grande de crédits subprime, puis envers les fonds d'investissement, les OPCVM (dont les SICAV monétaires) et le système bancaire susceptibles de détenir ces dérivés de crédit. Soit un mouvement de réévaluation du risque et d'aversion au risque.

De façon plus indirecte, la crise a provoqué à partir du 18 juillet 2007 une crise de confiance générale dans le système financier, une chute des marchés financiers et une crise de liquidité bancaire. De crainte que la crise ne touche la sphère de l'économie réelle, les Banques centrales ont été amenées à injecter des liquidités dans le marché interbancaire et à assouplir leur politique monétaire (la Fed en septembre 2007).

Personne ne sait si la crise boursière est réellement terminée. Chaque jour qui passe permet à la nervosité des marchés financiers de se calmer. Aujourd'hui, « une seule mauvaise nouvelle » ne ferait sans doute pas repartir la crise, mais plusieurs…

Les déséquilibres économiques, monétaires et financiers à l'origine de la crise n'ont pas été résorbés, au contraire. Pourtant ces déséquilibres et notamment le siphonage d'une grande partie de l'épargne mondiale par l'économie américaine ne pourront pas durer encore très longtemps.

Les liquidités injectées par les banques centrales afin de sauver les banques commerciales n'ont fait qu'encourager ces dernières à persévérer dans leurs pratiques et contribuent au gonflement de nouvelles bulles spéculatives.

Quelques organismes de crédit hypothécaire à risque ont fait faillite, les fonds de placement ont essuyé 200 milliards de perte. Mais les premiers touchés sont les salariés des Etats-Unis : les centaines de milliers qui ont perdu leur logement, les dizaines de milliers qui ont été licenciés par les banques ou les fonds de placement en difficulté.

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