Contrôle fiscal et perquisitions fiscales : nos avocats fiscalistes vous aident à faire face !

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Jean Martin

Jean Martin
Ancien Inspecteur des Impôts

Nous bénéficions de l'expertise de notre of counsel, Jean Martin, ancien Inspecteur des Impôts.

Sommaire

Que vous soyez dirigeant de PME, artisan, commerçant ou que vous exerciez une profession libérale, la perspective d'une perquisition fiscale est une épreuve redoutable. L'administration fiscale vous soupçonne de fraude, par exemple une fraude à la TVA ou une minoration de votre chiffre d'affaires, et décide de lancer une opération de visite domiciliaire et de saisie au siège de votre entreprise, voire à votre domicile. Loin d'être un simple contrôle, il s'agit d'une véritable opération de recherche de preuves, menée de manière inopinée et coercitive. Face à cette situation soudaine et souvent traumatisante, il est crucial de connaître vos droits et de savoir comment réagir. Avocats Picovschi, expert en droit pénal fiscal à Paris, vous accompagne pour faire face à cette procédure intrusive.

La procédure de perquisition fiscale : un cadre légal strict

La fraude fiscale étant prise très au sérieux par le législateur comme en témoigne la loi du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude. L'Administration fiscale dispose d'un pouvoir coercitif important pour rechercher les preuves d'infractions.

La perquisition fiscale, officiellement appelée "droit de visite et de saisie" (est encadrée par l'article L. 16 B du Livre des procédures fiscales (LPF). Il s’agit d’une procédure d'enquête qui permet à l'administration fiscale, après autorisation d'un juge, de rechercher des preuves d'une fraude fiscale présumée en inspectant tous les lieux privés où elles pourraient se trouver, notamment les locaux professionnels et le domicile du contribuable. Elle ne peut être engagée que si l'administration fiscale dispose d'éléments laissant présumer qu'un contribuable se soustrait à l'établissement ou au paiement de l'impôt sur le revenu ou des taxes sur le chiffre d'affaires.

Qui peut faire l'objet d'une perquisition fiscale ?

La perquisition fiscale peut viser toute personne ou entité détenant des pièces se rapportant aux agissements frauduleux. La distinction entre une perquisition visant une entreprise et celle visant un particulier réside principalement dans le périmètre de la visite et la nature des documents recherchés.

  • Pour une entreprise : la visite concerne généralement le siège social et tous les établissements secondaires. Le périmètre est large et couvre tous les locaux professionnels où des documents comptables, juridiques ou commerciaux pourraient être stockés. L'objectif est de saisir des preuves de la fraude directement au cœur de l'activité de l'entreprise.
  • Pour un particulier : la perquisition au domicile privé est particulièrement intrusive. Elle est justifiée si l'administration suspecte que le particulier y conserve des preuves de la fraude (par exemple, le dirigeant qui emporte sa comptabilité parallèle chez lui) ou des preuves d'un train de vie incohérent avec ses revenus déclarés. Les agents doivent cibler leur recherche sur les éléments en lien avec la fraude présumée et ne peuvent, en principe, s'immiscer dans des aspects purement privés sans rapport avec le dossier.

Dans les deux cas, la perquisition peut être étendue à des tiers (comptable, partenaire commercial, etc.) s'ils sont soupçonnés de détenir des documents pertinents.

Dans quels cas peut-on faire l'objet d'une perquisition fiscale ?

La perquisition est une mesure exceptionnelle réservée aux suspicions de fraude caractérisée. L'administration doit présenter au juge des présomptions sérieuses d'une démarche intentionnelle visant à se soustraire à l'impôt. Les cas typiques incluent :

  • L'existence d'une comptabilité occulte ou la falsification de documents.
  • L'utilisation de factures de complaisance.
  • Le recours à des sociétés écrans ou des montages à l'étranger.
  • L'organisation de son insolvabilité.

Quelles preuves sont concrètement recherchées ?

Les agents de l'administration fiscale ne viennent pas au hasard. Ils sont à la recherche d'éléments matériels précis pour étayer les soupçons de fraude. Leur objectif est de saisir tout ce qui peut prouver l'existence d'une activité ou de revenus non déclarés. Les preuves typiquement ciblées incluent :

  • La comptabilité parallèle : c'est le Graal de toute perquisition. Il peut s'agir de "caisses noires", de logiciels de caisse permissifs permettant d'effacer des recettes, de carnets, d'agendas, ou de simples fichiers Excel cachés dans un ordinateur qui retracent les véritables flux financiers.
  • Les preuves de fausses opérations : des fausses factures ou des factures de complaisance, des contrats de prestation fictifs, ou tout document visant à créer des charges inexistantes pour diminuer le résultat imposable.
  • Les preuves de l'évasion fiscale : des documents relatifs à la création de sociétés offshore, des relevés de comptes bancaires non déclarés à l'étranger, des actes de propriété de biens dissimulés via des prête-noms ou des structures opaques.
  • Les preuves numériques : aujourd'hui essentielles, elles incluent les emails, les conversations sur des messageries instantanées, le contenu de disques durs, de serveurs, de téléphones portables et les accès à des services de stockage en ligne (Cloud) qui peuvent contenir des informations cruciales sur les schémas de fraude.

L'autorisation du juge : le point de départ incontournable

L'administration ne peut décider seule d'une perquisition fiscale. La perquisition est une mesure très intrusive qui porte atteinte à vos droits fondamentaux. Pour cette raison, elle doit obligatoirement être autorisée par le Juge des Libertés et de la Détention (JLD). C'est le juge du tribunal dans le ressort duquel se trouvent les locaux à visiter qui est compétent. L'ordonnance qu'il délivre doit contenir des informations précises pour être valide.

  • La saisine du JLD : l'administration présente une requête motivée au juge, détaillant les présomptions de fraude qui pèsent sur le contribuable.
  • Le contenu de l'ordonnance : l'ordonnance du JLD doit être extrêmement précise et motivée. Elle doit mentionner :
    • L'adresse exacte et exhaustive de tous les lieux à visiter. Tous les endroits susceptibles d’abriter des documents en lien avec la fraude (siège de la société, domicile personnel du dirigeant, résidence secondaire, etc.) peuvent être visés, à la condition expresse d'y être listés.
  • Le nom de l'Officier de Police Judiciaire (OPJ) territorialement compétent chargé d'assister aux opérations et de veiller au respect des libertés.
  • Les présomptions de fraude qui justifient la mesure.
    • Les délais et voies de recours contre l'ordonnance elle-même et contre le déroulement des opérations.

Une ordonnance insuffisamment motivée ou imprécise sur les lieux à visiter constitue un vice de procédure majeur qui peut entraîner la nullité de toute l'opération.

Le déroulement des opérations de visite et de saisie

Le déroulement de la visite est un moment de haute tension où chaque détail procédural compte. Il est crucial de comprendre que, une fois commencée, la procédure est difficile à arrêter.

Les opérations se déroulent sous le contrôle du juge qui les a autorisées.

  • Horaires : la visite ne peut commencer avant 6 heures du matin ni après 21 heures.
  • Présence de l'OPJ : la présence de l'Officier de Police Judiciaire est obligatoire du début à la fin des opérations. Son rôle est de s'assurer que le cadre légal est respecté. À noter que l’OPJ qui doit surveiller les opérations peut s'absenter momentanément du lieu de la perquisition, pourvu qu'il reste joignable. L'absence temporaire du garant de la légalité sur place n'interrompt pas nécessairement la validité des opérations en cours (Cour de cassation, civile, Chambre commerciale, 6 juillet 2022, 21-13.571).
  • Notification des droits : dès leur arrivée, les agents doivent notifier ses droits à l'occupant des lieux (ou à son représentant), notamment le droit de faire appel à un avocat.
  • Saisie de documents : les agents peuvent saisir tout document, quel qu'en soit le support (papier, informatique), qui semble pertinent pour prouver la fraude présumée. Un inventaire des pièces et documents saisis est dressé et annexé au procès-verbal.

La saisie des données informatiques : un enjeu majeur

Avec la dématérialisation, la saisie de données numériques est devenue centrale. La jurisprudence a dû clarifier les limites de ce pouvoir.

Les agents peuvent saisir les supports physiques : disques durs, ordinateurs, serveurs et téléphones présents dans les locaux. L'occupant des lieux a l'obligation de fournir les codes de déverrouillage de ces appareils.

La situation est différente pour les données stockées en ligne (Cloud, serveurs externes). Dans un arrêt fondamental, la Cour de cassation a jugé que si l'occupant doit donner accès aux supports physiques, cette obligation ne s'étend pas aux codes d'accès à des données stockées sur des serveurs distants ou à des services en ligne (banques, logiciels SaaS, etc.). Pour obtenir ces informations, les agents doivent recueillir le consentement libre et éclairé de la personne, après l'avoir informée de son droit de refuser (Cour de cassation, civile, Chambre commerciale, 11 mai 2023, 21-16.900).

Vos droits et obligations pendant la perquisition

Face aux agents, vous n'êtes pas démuni. Vous disposez de droits fondamentaux qui doivent être scrupuleusement respectés.

Le droit fondamental à l'assistance d'un avocat

Dès le début de la visite, vous avez le droit d'être assisté par un avocat. Il est crucial de faire usage de ce droit immédiatement. L'avocat veillera au respect de la procédure, s'assurera que les agents ne dépassent pas le cadre de leur mission et vous conseillera sur les déclarations à faire (ou à ne pas faire).

Le droit au silence et la portée de vos déclarations

Vous n'êtes pas tenu de répondre aux questions des agents. Toute déclaration que vous pourriez faire sera consignée dans le procès-verbal et pourra être utilisée contre vous. Il est donc primordial de faire valoir votre droit au silence, au moins jusqu'à l'arrivée de votre avocat. Vous pouvez (et devez) faire consigner dans le PV toute observation sur le déroulement des opérations.

Un point mérite une attention particulière : l'audition sur place. Imaginez la scène : les agents sont dans vos locaux, l'ambiance est tendue, et ils vous demandent de répondre à des questions sur-le-champ. La pression est immense et chaque mot compte. Sachez que vous n'êtes pas tenu de répondre immédiatement. Vous avez le droit de garder le silence et de déclarer que vous répondrez plus tard, après avoir consulté votre avocat. Cette posture n'est pas un aveu de culpabilité, mais une mesure de protection essentielle pour ne pas aggraver votre cas par des déclarations improvisées ou mal formulées sous le coup du stress.

L'obligation de non-obstruction

Si vous avez le droit de ne pas coopérer activement, vous ne devez en aucun cas faire obstacle au déroulement de la perquisition. Le fait de dissimuler ou de détruire des documents, ou de refuser l'accès aux locaux, constitue un délit d'opposition à contrôle fiscal, passible de sanctions pénales.

Les sanctions encourues : la double peine fiscale et pénale

Lorsqu'une perquisition aboutit à la découverte de preuves de fraude, le contribuable s'expose à une double sanction. La première est administrative et financière (le redressement fiscal), la seconde, pour les cas les plus graves, est pénale et peut aller jusqu'à la prison.

Les sanctions fiscales : le redressement majoré

La sanction fiscale se compose de trois étages :

  • Le rappel d'impôt : l'administration recalcule l'impôt qui aurait dû être payé (les "droits rappelés").
  • Les intérêts de retard : calculés au taux de 0,20 % par mois, ils visent à compenser le préjudice financier pour l'État.
  • Les pénalités (ou majorations) : leur taux varie selon la gravité de la faute retenue par l'administration.
    • 40 % pour manquement délibéré : appliquée lorsque l'administration estime que l'erreur n'est pas accidentelle et que le contribuable avait conscience de manquer à ses obligations.
    • 80 % pour manœuvres frauduleuses : c'est la sanction la plus courante après une perquisition fructueuse. Elle vise les agissements destinés à tromper l'administration (fausses factures, comptabilité occulte, etc.).
    • 100 % pour opposition à contrôle fiscal : sanctionne le fait d'avoir fait obstacle à la perquisition ou au contrôle.
  • Exemple : une société a dissimulé 200 000 € de chiffre d'affaires. L'administration le découvre lors d'une perquisition.

    • Rappel d'impôt sur les sociétés (IS à 25%) : 50 000 €
    • Pénalité pour manœuvres frauduleuses (80%) : 40 000 € (80% de 50 000 €)
    • Intérêts de retard (sur 2 ans) : environ 2 400 €
    • Coût total du redressement : 92 400 €, soit près du double de l'impôt initialement dû.

    Les sanctions pénales : la plainte pour fraude fiscale

    Depuis la loi du 23 octobre 2018, l'administration fiscale a l'obligation de dénoncer au Procureur de la République les faits les plus graves. Le dirigeant ou le contribuable ne risque alors plus seulement un redressement, mais une condamnation pénale.

    Le délit de fraude fiscale, prévu à l'article 1741 du Code Général des Impôts, est passible de :

    • 500 000 € d'amende.
    • 5 ans d'emprisonnement.

    Ces peines peuvent être portées à 3 000 000 € d'amende et 7 ans d'emprisonnement en cas de circonstances aggravantes, notamment :

    • L'utilisation de comptes ou d'entités écran à l'étranger.
    • L'usage d'une fausse identité ou de faux documents.
    • Les faits commis en "bande organisée".

    À ces peines principales s'ajoutent des peines complémentaires souvent très dissuasives pour un dirigeant :

    • L'interdiction de gérer une entreprise.
    • La privation des droits civiques (droit de vote, éligibilité).
    • L'affichage et la diffusion de la condamnation dans la presse ("name and shame").

    Exemple concret : le dirigeant de la société de l'exemple précédent, en plus du redressement fiscal de 92 400 € supporté par son entreprise, est poursuivi pénalement. Il peut être condamné à titre personnel à une lourde amende, à une peine de prison (même avec sursis), et surtout à une interdiction de gérer qui mettrait un terme à sa carrière de chef d'entreprise.

    Contester la perquisition : les voies de recours

    Une perquisition fiscale n'est pas une fatalité. Ses conditions d'autorisation et de déroulement peuvent être contestées.

    Le procès-verbal : la première étape de la contestation

    À l’issue de la perquisition, un procès-verbal (PV) doit être dressé. Ce document est capital : il reprend l’ensemble des constatations des agents et liste tous les documents saisis. En cas de désaccord avec son contenu ou si des incidents ont émaillé la perquisition, vous devez être mis en mesure de faire part de vos observations pour qu'elles y soient consignées.

    Si les agents vous refusent ce droit, il est impératif d'en informer immédiatement le juge ayant ordonné la perquisition, par lettre recommandée avec avis de réception ou par fax. C'est un premier acte de défense essentiel.

    L'appel contre l'ordonnance du JLD

    L'ordonnance autorisant la visite peut faire l'objet d'un appel devant le premier président de la Cour d'appel. Le délai est de 15 jours à compter de la remise ou de la réception de l'ordonnance. Ce recours vise à contester la légalité de l'autorisation elle-même (motivation insuffisante, absence de présomptions sérieuses).

    Le recours sur le déroulement des opérations

    Le déroulement de la visite peut également être contesté, dans le même délai de 15 jours. Ce recours porte sur les irrégularités commises pendant l'opération :

    • Absence de l'OPJ.
    • Visite en dehors des heures légales.
    • Saisie de documents hors du champ de l'autorisation.
    • Violation du secret professionnel (ex : correspondances avec un avocat).
    • Recueil de déclarations sans information préalable du droit au silence.

    Les conséquences d'une annulation : l'inopposabilité des pièces saisies

    Si le juge annule la perquisition (que ce soit l'ordonnance ou son déroulement), la conséquence est radicale : toutes les pièces et documents saisis vous sont restitués et deviennent inopposables à la procédure de redressement. Cela signifie que l'administration fiscale n'a plus le droit de les utiliser pour fonder ses accusations et son redressement. L'annulation vide le dossier de l'administration de ses preuves.

    Votre avocat en droit pénal fiscal vous aidera à analyser le PV et à pointer toutes les irrégularités de la procédure pour s’assurer du bien-fondé de votre recours. Veillez toutefois à ne pas perdre de temps ! Le délai de 15 jours pour agir est extrêmement court. Faire appel à un avocat dès le début de la procédure est d’une importance capitale. N’attendez pas que le stress et les tracas vous submergent et confiez votre affaire à un avocat compétent qui saura prendre en charge votre dossier avec la réactivité nécessaire.

    L'avis de l'expert : 3 erreurs à ne jamais commettre

  • Tenter de dissimuler ou détruire des documents : c'est le pire réflexe. Il vous expose à des poursuites pénales pour opposition à contrôle fiscal, en plus du redressement fiscal. Il est impératif de laisser les agents accéder aux locaux et documents visés par l'ordonnance du juge.
  • Parler sans la présence de son avocat : les agents fiscaux peuvent vous poser des questions pour obtenir des renseignements. Sous le stress, vous pourriez faire des déclarations incomplètes ou maladroites qui seront retenues contre vous. Il est conseillé de ne faire aucune déclaration en dehors de la présence de votre avocat.
  • Ignorer les vices de procédure : la perquisition est strictement encadrée. Des irrégularités dans l'ordonnance du juge ou dans le déroulement des opérations peuvent entraîner l'annulation de la procédure et l'invalidation des preuves saisies. Il est donc crucial de ne pas considérer la procédure comme infaillible.
  • Dès le début de la perquisition, contactez immédiatement un avocat fiscaliste. Ce professionel est le seul à même de vérifier la régularité des opérations, de s'assurer du respect de vos droits, notamment le secret professionnel, et de vous conseiller sur la stratégie à adopter. Il pourra analyser l'ordonnance, veiller à ce que seuls les documents autorisés soient saisis et engager les recours nécessaires dans les délais impartis, qui sont très courts (15 jours pour contester la régularité des opérations). Son intervention rapide est déterminante pour la suite de la procédure.

    Le rôle stratégique de l'avocat fiscaliste : bien plus qu'une simple assistance

    Face aux enquêteurs, vous êtes assailli de questions : faut-il se montrer coopératif ou refuser catégoriquement de parler ? Faut-il communiquer toutes les informations, même celles qui semblent hors du périmètre de l'enquête ? Peut-on refuser l'accès à certains fichiers ?

    Tenter de répondre seul à ces questions sous la pression est le plus sûr moyen de commettre une erreur. L'intervention de l'avocat fiscaliste est déterminante précisément pour définir une ligne de conduite claire qui concilie la défense de vos intérêts et le respect du cadre légal.

    Son rôle se déploie en trois temps stratégiques :

    • Avant la perquisition (si possible) : dans certains cas, des signaux faibles peuvent précéder une perquisition. L'avocat peut réaliser un audit préventif pour identifier et maîtriser les zones de risque.
    • Pendant la perquisition (gestion de crise) : c’est le moment le plus critique. L'avocat est le garant du respect de la procédure. Il contrôle l'action des agents, vous conseille en temps réel sur les déclarations à faire (ou à ne pas faire), et vous empêche de commettre des erreurs irréparables sous le coup du stress. Il est le rempart qui vous permet de ne pas subir la situation.
    • Après la perquisition (la stratégie de défense) : une fois la visite terminée, le combat ne fait que commencer. L'avocat analyse le procès-verbal à la recherche du moindre vice de procédure. Il évalue les risques fiscaux et pénaux réels en fonction des éléments saisis et construit l'argumentaire des recours. Son expertise est cruciale pour transformer une situation critique en une victoire procédurale.

    Les conséquences d’une perquisition fiscale peuvent être lourdes : poursuites pénales, sanctions financières, mise en jeu de votre responsabilité de dirigeant, risques réputationnels, etc. Il est donc impératif de vous faire assister par un avocat chevronné qui saura évaluer les soupçons qui pèsent sur vous et vous proposer une stratégie de défense sur-mesure. L'assistance d'un cabinet d'avocats rompu à ces procédures est non seulement recommandée, elle est indispensable.

    La perquisition fiscale est une épreuve, mais c'est avant tout un combat procédural qui exige une défense technique et immédiate. Chez Avocats Picovschi, cabinet compétent en droit pénal fiscal à Paris depuis 1988, nous vous apportons le soutien nécessaire pour préparer la perquisition, s’assurer du respect de la procédure lors de son déroulé, et préparer votre défense pour vous éviter d’avoir à subir les lourdes conséquences d’une plainte pour fraude fiscale.

    Notre fiabilité et l'excellence de notre pratique sont attestées par des distinctions majeures : nous avons reçu le Trophée d'argent en contentieux fiscal lors du Palmarès du Droit 2023, et sommes répertoriés au classement Décideurs Magazine en tant que « Forte notoriété » dans la rubrique « droit pénal fiscal ». Ces reconnaissances garantissent que nous appliquons les standards les plus élevés pour défendre vos intérêts financiers les plus cruciaux.

    Si vous êtes confronté à une telle mesure, chaque minute compte. Contactez-nous sans délai.

    FAQ - Questions fréquentes

    Qu'est-ce qu'une perquisition fiscale et pourquoi est-elle réalisée ?

    Une perquisition fiscale, aussi appelée droit de visite et de saisie, est une procédure qui autorise l'administration fiscale à fouiller des lieux privés, comme un domicile ou des locaux professionnels. Son objectif est de rechercher et de saisir des preuves matérielles d'une fraude fiscale présumée, notamment en matière d'impôt sur le revenu, d'impôt sur les sociétés ou de TVA. Cette mesure intrusive est utilisée lorsqu'il existe des soupçons sérieux qu'un contribuable se soustrait au paiement de ses impôts.

    Comment se déroule-t-elle concrètement ? 

    Le déroulement d'une perquisition fiscale est strictement encadré et doit être préalablement autorisé par une ordonnance du juge des libertés et de la détention (JLD). Les agents des impôts, accompagnés d'un officier de police judiciaire (OPJ), peuvent se présenter sur les lieux entre 6h et 21h. L'occupant des lieux est informé des motifs de la visite et a le droit d'être assisté par un avocat dès le début de l'opération.

    Quels sont les droits de la personne visée par une perquisition fiscale ?

    La personne faisant l'objet d'une perquisition fiscale dispose de plusieurs droits fondamentaux pour assurer sa défense. Elle a le droit d'être assistée par un avocat de son choix tout au long de la procédure et de prendre connaissance de l'ordonnance du juge qui a autorisé la visite. Il est également possible de contester la légalité de l'ordonnance ou la manière dont les opérations se sont déroulées par le biais de recours spécifiques.

    Pour quels motifs une perquisition fiscale peut-elle être déclenchée ?

    Une perquisition fiscale est déclenchée lorsqu'il existe des présomptions de fraude concernant les impôts directs (impôt sur le revenu, sur les sociétés) et les taxes sur le chiffre d'affaires comme la TVA. Les motifs peuvent inclure des soupçons d'achats ou de ventes sans facture, l'utilisation de faux documents comptables, ou toute manœuvre visant à dissimuler une activité ou des revenus. L'administration cherche alors à rassembler les preuves de ces agissements frauduleux.

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