Golden parachuteGolden parachute
Depuis peu, les exemples de Golden parachutes versés aux dirigeants français se sont multipliés auprès des grandes sociétés françaises, à l’exemple des rémunérations versées aux dirigeants américains.
Les dirigeants des grandes entreprises nationales peuvent dorénavant espérer, durant tous les stades de leur mandat, percevoir une rémunération conséquente aussi bien lors de leur prise de fonctions, que pendant l’exercice de leur mandat et enfin lorsqu’ils quittent leur mandat.
Ainsi dès la signature de leur contrat, s'il est conseillé par un bon avocat en droit des sociétes et et en droit du travail, le dirigeant peut percevoir une prime de bienvenue ou « Golden Hello » .
Cette prime a notamment pour justification de parer les conséquences des clauses de non-concurrence que le dirigeant a pu signer en quittant ses précédentes fonctions, l’obligeant à indemniser son ancienne entreprise en cas de non-respect de la clause de non-concurrence , cette dernière visant à empêcher un salarié ou dirigeant d’exercer ses fonctions durant une période déterminée après son départ de l’entreprise dans une société du même secteur, un concurrent.
Ensuite, le dirigeant peut espérer percevoir un salaire qui peut dépasser le millions d’euros annuel, ce qui lui permettra enfin de rivaliser avec son homologue américain.
Cependant, cette forme de rémunération se limite encore pour l'instant à quelques entreprises françaises.
Par ailleurs, il est possible pour l'avocat compétent de négocier pour son client le versement de rémunérations complémentaires sous forme de bonus que le dirigeant est susceptible de percevoir s’il parvient à atteindre des objectifs fixés par l’entreprise.
A cela, s’ajoute les avantages en nature dont bénéficient les patrons de ces grandes entreprises qui peuvent prendre différentes formes telles que la mise à disposition d’un véhicule de fonction, d’un logement de fonction et autres avantages que le dirigeant là encore est susceptible de négocier lors de son embauche.Lors de leur embauche, les dirigeants se voient souvent attribuer des actions de la sociètè .Les dirigeants d’entreprise ont aussi durant leur mandat la possibilité d’être, d’une certaine manière, intéressés au résultat de leur entreprise en percevant des stock-options; en effet, ces dernieres permettent d’acheter une action à un prix fixé par avance, inférieur à la valeur cotée par l’action de l’entreprise, Ainsi, plus le cours de l’action monte, plus les bénéfices du dirigeant s'accroit.
Cependant, les stock-options obligent quand même les dirigeants à libérer de fortes sommes afin d’acquérir les actions en question alors que leur évolution dépend de cours de Bourse par définition aléatoire . En effet, même si le cours des actions d’une société est influencée par la gestion dont elle fait l’objet, cela ne reflète pas forcément la bonne ou mauvaise santé de l’entreprise , la Bourse évoluant de façon imprévisble de manière cyclique. Les stock options représentent donc , d'une certaine manière, un investissement à risque pour le dirigeant, même si statistiquement , il est le plus souvent très rentable.
La justification économique et juridique des golden parachutes consiste en ce que les dirigeants peuvent être évincés à tout moment de leur fonction et faire l’objet d’un licenciement rapide. Les indemnités de licenciement correspondent simplement , quant à elles, à la situation précaire du marché de l’emploi qui ne permet pas forcément de retrouver un poste suite au licenciement. le Golden Parachute vient donc complèter et améliorer le dispositif du licenciement "classique" .
Les golden parachutes constituent la part de la rémunération patronnale qui génère le plus de débats auprès du grand public. En effet, il faut savoir qu’ils sont négociés lors de la signature du contrat par le dirigeants et leur avocat , que leur montant est souvent fixe et comme ils s’apparentent à des indemnités de licenciement, ils seront versés et représenteront une somme conséquente même si le dirigeant n’est resté en fonction que quelques mois.
La société peut aussi prévoir de verser une prime de non-concurrence au dirigeant afin de l’inciter à ne pas travailler pour la concurrence durant une certaine période suivant son départ .
Enfin, il existe le dispositif des retraites-chapeau (article 39 du Code Général des Impots) , rentes versées aux dirigeants à la suite de leur départ à la retraite; l’ancien dirigeant perçoit ainsi , de façon certaine car fixée par contrat, une retraite servie par les régimes obligatoires et complémentaires telle qu'elle corresponde à un pourcentage de son dernier salaire .
Il s'agit là d'un avantage peu répandu parmi les salariés , surtout lorsque l'on connait l'état structurellement déficitaire des régimes de retraite français. Un bon avocat là encore ne devra pas omettre de négocier cela avec la société pour le compte de son client dirigeant.
Ensemble vers le succès.
Ce site relève des traités internationaux et de la législation française sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle. La reproduction de tout ou partie de ce site est formellement interdite sauf autorisation expresse du Cabinet Picovschi. La reproduction des textes sur un support papier pour un usage personnel est autorisée sous réserve du respect de l’intégrité des documents reproduits et de la citation de la source du document sous la forme: < Document du site Internet http://www.avocats-picovschi.com >.