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> Construction de maison individuelle : informations pratiques


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CONSTRUCTION DE MAISON INDIVIDUELLE : LES INFORMATIONS PRATIQUES DE L'AVOCAT EN CONSTRUCTION



Télécharger au format word :



e descriptive




    >>>

Obligations du maitre d'ouvrage




    >>>

Désignation des ouvrages et fournitures




>>>

Etat des réserves




>>>

Constat de levée des réserves




>>>

Désignation des ouvrages et fournitures




>>>

Mise en demeure pour demande la reprise du chantier




>>>

Procès verbal de récéption des travaux








ANNEXES A TELECHARGER







Certificat d'urbanisme:



>>> [Certificat

d'urbanisme: 0,8 MO (images dans .DOC)]




>>> [Certificat

d'urbanisme: 0,8 MO (images dans .ZIP)]








Demande de permis de construire une maison individuelle:



>>>

[Demande de permis de construire une maison individuelle: 1,3 MO (images

dans .DOC)]




>>>

[Demande de permis de construire une maison individuelle: 1,3 MO (images

dans .ZIP)]







C'est décidé ! Vous allez construire votre maison ! Une

question se pose alors : comment et avec qui ? Des dizaines d'options

se présentent à vous. Suivez ce fil conducteur, fil d'Ariane,

qui devrait vous menez à bon port.




Vous êtes déjà lancé dans l'aventure, car

c'en est une, et celle-ci peut mal tourner ! Reportez-vous à l'étape

qui vous pose problème (problème avec le notaire, la banque,

le constructeur…) et examinez ce que la Loi et le Droit peut faire

pour vous. Dans tous les cas, n'agissez plus seul, renoncez à vous

" auto-médicamenter ", … consultez d'urgence un

avocat spécialisé. Nous sommes à votre disposition

pour établir un diagnostic (gratuit) et vous proposer le ou les

remèdes.




I. L'achat du terrain







Le choix du foncier est fondamental, pour la valorisation du patrimoine

immobilier que vous allez créer, pour l'agrément de vie,

pour la facilité ou au contraire les risques liés à

la construction (terrain inondable, ou fortement pentu …).




Une fois l'endroit repéré, consultez le service d'urbanisme

de la mairie dont vous dépendez, et étudiez le plan d'occupation

des sols.




Bien que ce document soit très technique, il vous donnera néanmoins

une bonne image de ce que vous pouvez entreprendre et de la liberté

qui vous est offerte en terme de surface (surface hors d'Oeuvre brute,

nette, hauteur sous faîtage) , laquelle vous sera fixée par

le coefficient d'occupation des sols (COS). Procurez-vous avant de progresser

dans votre étude un certificat d'urbanisme délivré

par la Mairie. Positif, il vous précise de façon officielle

quel type de construction vous pouvez entreprendre, les taxes auxquelles

vous vous exposerez.




Prenez également en compte le fait que le terrain soit viabilisé

ou pas, car les frais de raccordement (électricité, eaux

pluviales et usées…) sont souvent élevés.




Décidément, ce terrain vous plait, son prix se situe dans

la moyenne du marché local (que vous aurez pris soin d'évaluer

préalablement). Il faut y aller … Les bonnes affaires s'envolent

vite et vous savez déjà qu'en principe votre banque vous

suit, votre notaire est pressenti et vous-même êtes bien formé

et informé de ce qui vous attend.




Vous arrêterez officiellement votre décision par la signature

de la promesse de vente qui prévoira des conditions suspensives.




Les conditions suspensives à mentionner utilement seront au minimum

les suivantes :



· Obtention du permis de construire



· Obtention d'un crédit ou d'un prêt auprès

d'un établissement financier



· Etude de sol ne démontrant aucune impossibilité

de construire.




Si ces clauses ne sont pas prévues, les risques de ne pas obtenir

de permis de construire rendent toute l'opération caduque et extrêmement

dangereuse pour votre situation financière.




Rassurez-vous, tout de même, il existe une batterie de moyens légaux

de " débloquer " des permis de construire, que seul un

avocat peut mettre en œuvre. L'affaire est à la fois spécialisée,

technique et subtile juridiquement.




Le refus de la banque d'octroyer le crédit peut lui aussi être

problématique tout autant qu'imprévisible (désordres

mondiaux, récession …).Multipliez le nombre de contacts auprès

des établissements financiers afin de ne pas vous trouver au dernier

moment tributaire d'un refus dû à un changement de stratégie,

d'interlocuteur… .




Autre précaution à prendre, les formalités médicales

qui vous seront demandées pour la mise en place de l'assurance

décès, invalidité exigé par la Banque. Examinez

rapidement si vous répondez favorablement au questionnaire médical,

sinon faîtes vite baisser votre taux de cholestérol…

!




II. Le financement par crédit bancaire




La banque s'est engagée par écrit à financer votre

acquisition foncière et/ou votre construction en complément

de votre apport personnel.




Après avoir fait jouer la concurrence, éventuellement panacher

taux fixe et taux variable, fixer la durée (12 ans est une "

bonne durée ") et, si vous avez un bien immobilier à

vendre, demandez à votre banque un système moins prohibitif

que le classique prêt relais pour financer la construction. Vous

vous adresserez à une banque spécialisée " moderne

" ou à votre banque habituelle, mais en lui demandant ce que

vous souhaitez : en un mot en négociant dans votre intérêt.




Il en va de même pour les garanties qu'elle vous demandera : hypothèque

1er ou 2ème rang, organismes de caution, nantissement de contrats

d'assurance vie, tout peut être envisagé et rien imposé

unilatéralement.




Un conseil d'avocat à ce niveau peut d'ailleurs se révéler

très économique.




Une fois l'accord sur la chose et le prix trouvé avec la banque,

celle-ci va émettre une offre de prêt qui présente

une durée de validité telle, qu'il faudra faire très

attention qu'elle coïncide avec la date ainsi qu'avec la signature

devant Notaire, d'autant plus que la loi Scrivener qui protège

l'emprunteur lui complique en même temps les choses à ce

niveau… .




III. La construction




La première étape, blocage du foncier via la signature

de la promesse de vente, est franchie !




La deuxième étape et non la moins complexe se profile.

Complexe dans son contenu et l'obligation de surcroît de traiter

simultanément :







1. Le choix de l'architecte et la signature du contrat d'architecte

défini par l'Ordre des architectes précisant toutes les

modalités de son intervention. Obligatoire pour toute construction

de plus de 170 m2, elle est fortement recommandée dans tous les

cas.




L'architecte réalisera et déposera le permis de construire

auprès de la mairie et de la DDE et aura décrypté

préalablement le POS, document très technique sans le respect

duquel le permis de construire ne pourra être obtenu.



Mais nous vous conseillons de ne pas limiter à cette phase l'intervention

de l'architecte.




Optez pour une mission complète (environ 10% du coût des

travaux) qui à la fois protégera le déroulement de

vos travaux, vous assurera le respects des normes DTU, des règles

de l'art… mais vous octroiera aussi la couverture d'assurance de

l'architecte de façon très globale.




2. Le choix du constructeur




Un grand nombre d'entre eux sont fédérés au sein

de syndicats professionnels protégeant une certaine éthique

du métier (UNCMI, syndicat de constructeurs relevant de la Fédération

Française du Bâtiment).




Un contrat type dit contrat de construction de maison individuelle extrêmement

précis et complet dicte la démarche conjointe du constructeur

et du maître de l'ouvrage.




Dès lors qu'existe un contrat précis et reconnu, les risques

se réduisent alors que les moyens de défense devant les

tribunaux augmentent.




D'autres contrats de construction peuvent également être

utilisés. Si vous décidez de faire appel à différents

corps de métier (maçon, plomberie,…) signez avec chacun

d'entre eux des contrats.




Ce n'est pas la solution que nous recommandons pour autant.




3. l'aide d'un technicien




L'aide d'un technicien (ingénieur BTP) ou d'un expert délégué

par un bureau d'étude peut s'avérer également très

profitable. Le bon choix de matériaux, la vérification,

depuis les fondations (semelles filantes, vides sanitaires ou sous-sol

total) jusqu'au système électrique en passant par l'épaisseur

des murs, en briques, en parpaing, … , vous rassure encore sur le

respect des normes DTU et des règles de l'art. Le choix du meilleur

rapport qualité prix des matériaux, là aussi, ne

pourra être fait que par un vrai professionnel indépendant.




Le permis de construire est déposé et obtenu : bravo !

Il vous faut maintenant, avant d'entamer les travaux, attendre que se

passe le délai de recours des tiers. Certains, très prudents

intègrent même des conditions suspensives de la promesse

de vente du " foncier ". Votre construction peut ne pas plaire,

encore faut-il que, pour que le non respect, les tiers s'opposant à

la construction, ceux-ci trouvent la faute, qui se trouve souvent dans

les délais de validité des documents officiels et de leur

possibilité de prorogation, durant lequel le POS a pu être

modifié.




Il peut aussi arriver que le POS ne soit pas " légal "

et que des procédures devant les tribunaux administratifs le remettent

en cause.




IV. Les assurances




Comme le fait de construire sa maison comporte énormément

de pièges de toute nature, un bon " verrouillage " juridique

s'impose obligatoirement avant d'entreprendre. Comme malgré cela,

les enjeux patrimoniaux sont très souvent fondamentaux pour la

famille, il faut s'assurer voire se " sur-assurer " contre le

maximum de risques.




Avant de s'engager avec qui que ce soit (architecte, constructeur, artisans

…), obtenez communication de leurs assurances personnelles obligatoires

(dommage ouvrage, garantie financière, responsabilité civile

professionnelle).




Pour vous-même, l'assurance dommage ouvrage décennale est

une obligation, bien qu'il soit de plus en plus difficile de trouver l'assureur

qui veuille bien la mettre en place. Son coût n'est pas négligeable

(plusieurs dizaines de milliers de francs) mais elle est indispensable.




Autre assurance facultative à souscrire est celle appelée

la " tous risques chantiers " qui vous couvre de nombreux accidents

durant la construction (ce qui n'est pas le cas du dommage-ouvrage qui

lui est postérieure). De la même manière, si vous

avez opté, ce que nous vous conseillons, pour la mission complète

de l'architecte, son assurance professionnelle vous couvrira.








V. les taxes




Enfin avant de finaliser votre projet de construction, sachez que le

fait de construire (par exemple, prévoir de nombreux points d'eau

dans la maison) entraîne des taxes importantes : dont la plus coûteuse,

la taxe locale d'équipement, mais aussi la participation pour raccordement

à l'égout, la taxe des espaces naturels sensibles …

.




Obtenez une estimation de ces taxes préalablement pour éviter

toutes mauvaises surprises.








VI Les procédures




Il faut tout faire pour les éviter !




En effet en cas de contentieux, la procédure est immanquablement

la suivante en construction : Compte tenu de la complexité de la

matière, il faut par une assignation en référé

obtenir la désignation par ordonnance du Tribunal de Grande Instance

où l'avocat est obligatoire, un expert judiciaire spécialisé

en construction bâtiments et travaux privés ou publics qui

après des opérations d'expertise (rendez-vous sur le chantier,

étude de documents contractuels ou techniques , exemple : plans

d'architecte, notice descriptive des travaux, etc…) recueillera les

observations des parties formulées par des dires rédigés

par les avocats et enfin déposera son rapport définitif

après un éventuel pré rapport




Le rapport déposé par la partie la plus diligente devra

alors, par son avocat, faire saisir sur le fond le Tribunal de Grande

Instance, ce qui amènera une décision de justice qui pourra

être exécutoire nonobstant appel toujours possible, de même

qu'un éventuel pourvoi devant la Cour de Cassation.




Cela peut durer des années pendant lesquelles les candidats à

l'accession à la maison individuelle n'en jouissent pas tout en

supportant les conséquences financières.




La solution pour éviter d'en venir là, consiste dès

la survenance d'un problème, avec l'aide de son avocat, de constituer

un solide dossier motivé juridiquement afin de générer

une négociation toujours préalable…



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