Les contrats d’infogérance : l’externalisation à la sauce informatiqueLes entreprises confient de plus en plus à un prestataire extérieur la gestion de services qu’elles ont longtemps assuré elles-mêmes, dans l’objectif de se recentrer sur leur activité principale. En informatique, cette externalisation a un nom : l’infogérance.
L’infogérance permet à une entreprise de confier à un prestataire la gestion et l’exploitation de tout ou partie de son système informatique (parcs, réseaux, hébergement, helpdesk, maintenance applicative…). L’infogérance permet ainsi aux entreprises de non seulement se recentrer sur leur cœur d’activité mais aussi de bénéficier d’une technologie évolutive et d’une réduction des coûts concernant le système informatique.
A) Des problèmes liés au
L’externalisation en matière informatique nécessite que l’entreprise dispose des droits permettant d’effectuer les transferts des données, notamment en ce qui concerne les logiciels.
B) Des difficultés de
Lorsqu’un contrat d’infogérance est conclu, cela pose le problème de connaître le sort réservé aux salariés affectés antérieurement aux systèmes informatiques dans l’entreprise. Que vont-ils devenir ?
La principale difficulté concerne l’applicabilité de l’ancien article L122-12 du Code du travail devenu l’article L1224-1 depuis l’importante réforme du droit du travail opérée par la loi du 21 janvier 2008. L’article L1224-1 du Code du Travail dispose que « lorsque survient une modification dans la situation juridique de l'employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société de l'entreprise, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l'entreprise ».
Mais c’est une protection à double tranchant pouvant se révéler dangereuse pour les salariés. En effet, l’article L1224-1 du Code du travail peut conduire les salariés à travailler avec un nouvel employeur dans des conditions moins bonnes que celles dont les salariés jouissaient avec l’ancien employeur.
C) Problème de la réversibilité à résoudre
Bien que le contrat d’infogérance s’inscrive généralement dans la durée, la réversibilité est une question qu’il ne faut surtout pas négligé.
- la réversibilité doit être ajustée à l’objet du contrat
- la réversibilité peut être totale ou partielle, son périmètre devant être décidé par l’entreprise cliente.
- Il faut également prévoir la durée de cette phase et ses différentes étapes.
- Les obligations de chacune des parties doivent être prévues : il faudra particulièrement s’intéressé au devoir de conseil et d’information du prestataire ainsi qu’à l’obligation de collaboration du client.
- Il faut prévoir tous les matériels, logiciels spécifiques, progiciels, données ou tout autre élément devant être restitué au client.
- Il conviendra d’indiquer aussi le transfert éventuel d’un savoir-faire du prestataire vers le client, voire la nécessité d’une formation afin d’assurer la prise en main par le client.
- L’aspect financier devra aussi être réglé au stade précontractuel: c’est l’un des points les plus importants mais très difficile à déterminer car obligeant à se projeter dans l’avenir.
- Les conséquences sociales de la réversibilité devront également faire l’objet d’une clause.
Alexandre RODRIGUES
Vous avez aimé cet article, partagez-le sur vos réseaux sociaux !
| Tweet |
|
|---|
Ce site relève des traités internationaux et de la législation française sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle. La reproduction de tout ou partie de ce site est formellement interdite sauf autorisation expresse du Cabinet Picovschi. La reproduction des textes sur un support papier pour un usage personnel est autorisée sous réserve du respect de l’intégrité des documents reproduits et de la citation de la source du document sous la forme :
< Document du site Internet http://www.avocats-picovschi.com >.




(+33) 01 56 79 11 00

Navigation : 





Remonter
Page protégée par
RSS
Contact
Twitter
Facebook
Blog de GP


