Avocats informations juridiques
A votre disposition
   Accueil
   Qui sommes nous ?
   Le métier d'avocat
   Vers l'excellence
   Contrat à télécharger
   Revue de presse
   Nos partenaires
   Offres d'emplois
   Plan du site
   Blog de Gérard Picovschi
   Newsletter
   Forum
 
Nous rencontrer
Ambassades partenaires
Ambassade des Etats-Unis       Ambassade du Canada
Partenaires
Dans la presse
L'entreprise.com
Pages dédiées
Heritage Succession
Juriste immobilier
English website
Chinese Picovschi
90 Avenue Niel
 
 

Les nouveaux pouvoirs du juge en matiere lutte contre la contrefacon de marqueLes nouveaux pouvoirs du juge en matiere lutte contre la contrefacon de marque


 

 

Les enjeux politiques et économiques de la lutte contre la contrefaçon n’ont fait que s’accroître avec le développement des échanges et du commerce mondial. On estime aujourd’hui que la contrefaçon représente environ 10% du commerce mondial, et qu’elle provoque chaque année la disparition de près de 30.000 emplois en France.

Plusieurs réformes successives sont venues renforcer l’arsenal de mesures à la disposition des agents économiques pour leur permettre de défendre leurs droits de propriété intellectuelle.

La loi n°2007-1544 en date du 29 octobre 2007, qui transpose notamment la directive 2004/48/CE du 29 avril 2004 relative au respect des droits de propriété intellectuelle est venue parachever ce mouvement.

 

Cette loi ajoute ainsi, aux armes « classiques » qui étaient déjà à la disposition du titulaire du droit de propriété intellectuelle (saisie-contrefaçon notamment), des facultés judiciaires qui peuvent s’avérer, si elles sont habilement mises en œuvre, décisives.

Ainsi, une procédure de référé de droit commun (et non plus une procédure plus spécifique de saisine d’un président de juridiction statuant « en la forme des référés ») caractérisée par sa rapidité, peut désormais être introduite, pour voir ordonnées des mesures de nature à mettre fin aux acte de contrefaçons.

Une certaine connotation « préventive » est ajoutée à cette procédure par la Loi, le Juge pouvant désormais ordonner « toute mesure destinée à prévenir une atteinte imminente aux droits conférés par le titre (la marque) ». Des actes de contrefaçon imminents mais non encore réalisés pourraient donc être stoppés.

Par ailleurs, point important de la réforme, la Loi donne la possibilité au juge des référé (et, semble-t-il, lorsque le procès est déjà engagé devant un tribunal saisi au fond, au Juge de la mise en état qui instruit le dossier), de prononcer une condamnation provisionnelle du contrefacteur, lorsqu’il apparaît que l’existence « du préjudice » du titulaire de la marque « n’est pas sérieusement contestable ».

Cette disposition, qui déroge aux règles générales de la procédure civile (les demandes indemnitaires ne relevant généralement pas du  Juge de référé), doit permettre au justiciable d’obtenir par des voies procédurales facilitées et rapides,  une avance sur la réparation qu’il pourrait espérer devant le Juge du fond.

L’indemnisation s’en trouve accéléré.

Un autre élément procédural peut enfin être souligné.

Le justiciable peut enclencher au cours du procès un pouvoir d’investigation conféré au Juge.

Ainsi, la juridiction peut désormais ordonner, au besoin sous astreinte, afin de déterminer l’origine et les réseaux de distribution des produits contrefaisants, la production de tous documents ou informations détenus par le défendeur ou par toute personne qui a été trouvée en possession de produits contrefaisants, ou qui fournit des services utilisés dans des activités de contrefaçon, ou encore qui a été signalée comme intervenant dans la production, la fabrication ou la distribution de ces produits ou la fourniture de ces services.

Cette production de documents ou d’informations peut être ordonnée s’il n’existe pas d’empêchement légitime.

Les documents ou informations recherchés portent sur :

Les nom et adresse des producteurs, fabricants, distributeurs, fournisseurs et autres détenteurs antérieurs des produits ou services, ainsi que des grossistes destinataires et des détaillants ;

Les quantités produites, commercialisées, livrées, reçues ou commandées, ainsi que sur le prix obtenu pour les produits ou services en cause.

 L’objectif de ces nouveaux pouvoirs d’investigation conférés est notamment de faciliter la lutte contre les réseaux de contrefaçon, et de permettre une appréciation plus globale du préjudice.

L’avocat rompu aux pratiques judiciaires et à la défense de la marque pourra donc offrir à son client de nouvelles armes de lutte contre les utilisations illicites de son droit de propriété intellectuelle.

 

Olivier WIELBLAD

Avocat à la Cour

 

 

 

Logo avocats picovschiEnsemble vers le succès.

Ce site relève des traités internationaux et de la législation française sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle. La reproduction de tout ou partie de ce site est formellement interdite sauf autorisation expresse du Cabinet Picovschi. La reproduction des textes sur un support papier pour un usage personnel est autorisée sous réserve du respect de l’intégrité des documents reproduits et de la citation de la source du document sous la forme: < Document du site Internet http://www.avocats-picovschi.com >.


Autres ressources
 - 

Droit des marques: céder ou reprendre une marque ou un nom de domaine


 - 

Innovations non brevetables :comment les protéger ?


 - 

Avocat et inventions de salariés


 - 

Les nouveaux pouvoirs du juge en matiere lutte contre la contrefacon de marque


 - 

La réparation du préjudice en matière de contrefaçon


 - 

Le brevet européen unique enfin disponible en France


 - 

Renforcement de la lutte contre la contrefaçon


 - 

Méfiez-vous des contrefaçons


 - 

Affaire Milka


 - 

Propriété industrielle


 - 

Ne pas tomber dans la contrefaçon !


 - 

Le droit de marque en bref


 - 

Le brevet


 - 

Déposer une marque au niveau international


 - 

Comment lutter efficacement contre la contrefaçon ?





Avocats Picovschi


Nous contacter  |  Mentions légales     bonWeb