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> La cession d'entreprise familiale


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La combinaison des dispositions issues de la loi de finances 2008, de la loi TEPA (loi sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat) et du pacte « Dutreil », permet aujourd’hui au patrons de PME de transmettre leur entreprise à leurs enfants quasiment sans charge fiscale.

 

Grâce à ses lois et les conseils avisés d’un avocat spécialisé, les transmissions seront facilitées : qu’elles se fassent du vivant du chef d’entreprise ou après son décès.

 

 

Avant, après, le décès du chef d’entreprise, alors que l’entreprise constituait souvent la majeure partie du patrimoine, les droits de succession pouvaient atteindre très rapidement jusqu’à plus de 30 % de sa valeur.

 

Une charge fiscale si lourde que le conjoint survivant et/ou les héritiers étaient parfois contraint de céder l’entreprise ayant fait l’objet de la succession, pour recueillir les fonds nécessaires au paiement des droits.

 

Dorénavant, dans plus de 95% des cas, les transmissions d’entreprise familiale devraient se faire dans les meilleures conditions fiscales, pour ne pas dire quasiment en franchise d’impôt, pour les PME, très souvent malheureusement, sous capitalisées.

 

 

La transmission du vivant du chef d’entreprise : la donation.

 

 

Aujourd’hui chaque parent peut transmettre à chacun de ses enfants 150.000 € tous les six ans, sans payer d’impôts au titre des droits de mutation. Un couple par exemple, pourra transmettre à chacun de ses enfants 300.000 € tous les six ans, à raison de 150.000 € par parent et par enfant.

 

Alors qu’avant il aurait fallu payer des droits sur 100.000 € puisque l’abattement n’était que de 50.000 €.

 

Dans le cadre d’une transmission d’entreprise partielle ou totale, du vivant du chef d’entreprise, cela se traduirait par une transmission exonérée en tout ou en partie en fonction de la valeur des parts transmises tous les 6 ans.

 

Sont également exonérées d’impôt les donations faites entre frères et sœurs dans la limite de 15.000 € par personne et par part.

Les donations faites entre époux et celles faites entre les partenaires d’un PACS dans la limite de 76.000 €.

Les donations faites aux neveux et nièces dans la limite de 7.500 €.

 

 

La transmission après le décès du chef d’entreprise : la succession.

 

 

Si le défunt avait le désir de transmettre son entreprise à son conjoint, ou à son partenaire de PACS, dorénavant sont complètement exonérés de droits de succession tous les biens transmis au conjoint survivant ou partenaire de PACS survivant. Cela comprend donc, également les droits sociaux, de l’entreprise familiale.

 

Ainsi, le conjoint survivant ou le partenaire d’un PACS survivant, totalement exonérés de droits de succession, ne sera plus contraint de vendre l’entreprise familiale pour payer les droits sur la quote-part ou la totalité reçue. Il pourra conserver au moins partiellement, l’entreprise familiale et donc les ressources provenant de celle-ci.

 

Pour les enfants, les modifications apportées au pacte « Dutreil » assouplissent davantage la cession de l’entreprise familiale aux enfants, lors de la succession.

 

La base imposable des transmissions d’entreprise, c'est-à-dire la valeur des droits sociaux transmis, pourra être diminuée des trois quarts, à condition que l’engagement collectif de conservation des titres, entre les associés, soit au moins de deux ans.

 

Que les héritiers s’engagent individuellement à conserver les droits sociaux pendant au moins quatre ans (contre 6 ans avant) et a exercer une fonction de dirigeant au sein de l’entreprise  pendant au moins 3 ans.

 

L'obligation d'exercice d'une fonction dirigeante débutera dès la conclusion de l'engagement collectif, et non plus à compter de la transmission.

 

Par ailleurs, les héritiers d'un défunt n'ayant pas eu le temps de transmettre ses titres peuvent maintenant conclure, avec d'autres associés, un engagement collectif de conservation dans les six mois suivant le décès.

 

Mais ils le pourront, seulement lorsqu'une personne seule (le défunt ou le donateur) respectait depuis deux ans au moins les seuils de contrôle de 20 % et 34 %, l'engagement collectif est réputé acquis.

 

De telle sorte que, en combinant toutes les lois visées plus haut, la base de taxation des droits sociaux transmis aux enfants, serait réduite à 25% de leur valeur, dans la succession.

 

L’application de surcroît, de différents abattements et exonérations, pourrait ainsi conduire à une exonération totale ou quasi-totale de droits de mutation, en fonction de l’importance du capital de la PME familiale transmise.

 

 

Valéry LONTCHI

 

 

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