Cession d’entreprise : comment exonérer les plus values ?

Rencontrez nous au

90 avenue Niel 75017 Paris

ou posez vos questions juridiques au

(+33) 01 56 79 11 00

Autres articles sur le meme theme

  • Fusion d'entreprises : regime fiscal (2ème partie : obligations de la société absorbante et report des déficits)

  • Cession d'entreprise : l’invalidation de la clause limitative de responsabilité

  • Fiscalité de la cession d'entreprise

  • La transmission d’entreprise familiale

  • Réussir ses opérations de croissance externe

  • Financement des transmissions d’entreprises

  • Les garanties de la cession de parts sociales et d'actions

  • Sécurisation de la cession d'entreprise : pour un protocole global de cession !

  • Fusion d'entreprises : regime fiscal (1ere partie : avantages du dispositif)

  • Imposition de la cession d'entreprise

  • La cession d'entreprise familiale

  • Fonds de commerce : se faire conseiller par un avocat

  • Optimiser la transmission d'entreprise sans risquer l'abus de droit

  • Tutorat d’Entreprise ou aider au succès de la reprise d’entreprise

  • Attention à la reprise des contrats de travail de l’ensemble des salaries lors de la cession d’une entreprise !!

  • Faites de votre entreprise à ceder une affaire incontournable

  • Développer son entreprise grâce à la croissance externe : toutes les ruses

  • LBO: un outil performant de financement des entreprises

  • La SCOP : une transmission d'entreprise humaine et efficace

  • Cession d’entreprise : comment exonérer les plus values ?

  • Trouver le repreneur

  • La cession de fonds de commerce

  • Optimiser la valeur de l′entreprise

  • Négocier le meilleur prix d′une entreprise

  • Valorisation d′une entreprise

  • Etablir un business plan

  • Céder son entreprise : le Conseil d'expert

  • Réussir sa transmission d′entreprise : les clés du succès

  • Négocier le prix d′une entreprise à céder

  • Reprendre une entreprise

  • Cession d'entreprise et intelligence économique

  • Négocier le meilleur prix d′une entreprise

  • Combien vaut votre entreprise ?

  • Cession d’entreprise : comment exonérer les plus values ?


     

    article archivé

    Cette question se pose avec pertinence lorsque le cédant cherche à vendre son entreprise pour pouvoir prendre sa retraite.

    1. Cas d’un dirigeant de société soumise à l’impôt sur les sociétés

    Il existe une exonération générale applicable depuis le 1er janvier 2006 pour les sociétés soumises à l’IS, qu’il s’agisse d’une société commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole. Les plus-values de cession d'actions ou de parts sociales de sociétés soumises à l'IS font l'objet d'un abattement d'un tiers par année de détention au-delà de la cinquième année. Les titres détenus depuis plus de 8 ans seront donc totalement exonérés de plus-values.

    Par exemple, si la date de départ du délai de 8 ans est le 1er janvier 2006, les premières exonérations partielles débuteront en 2012 et les premières exonérations totales en 2014.

    Mais  pour les dirigeants qui désirent partir en retraite, l’application est immédiate. La date prise en considération comme point de départ du délai est la date effective d'acquisition de leurs titres. Ainsi un dirigeant qui désire céder en 2006 une société acquise ou créée avant 1998 bénéficiera de l’exonération prévue.

    Des conditions doivent évidemment être respectées. Non seulement la cession doit concerner la totalité des titres détenus pas le dirigeant, ou au minimum 50 % s’il détient plus de 50 % des droits dans la société. Il doit avoir été dirigeant de la société pendant les cinq années qui précédent la cession. Il doit alors avoir détenu au minimum 25 % du capital social. Au titre de dirigeant, il doit avoir obtenu une rémunération. Cette rémunération doit d’ailleurs représenter plus de la moitié de ses revenus.

    Le départ à la retraite doit intervenir dans l’année qui suit la cession. Cette cession ne doit pas intervenir au profit d’une société dans laquelle le dirigeant cédant est associé ou actionnaire.

    La société dont les titres sont cédés doit être une PME et son capital ne doit pas être détenu à 25 % ou plus par une ou plusieurs entreprises, sauf si celles-ci sont elles-mêmes des PME.

    L’exonération octroyée ne concerne cependant que l’imposition de 16 %  prévue sur les gains nets mais non s’agissant des prélèvements sociaux. Il y aura donc toujours 11% prélevés.

    2. Cas d’un dirigeant de société soumise à l’impôt sur le revenu

    La loi de finances rectificative pour 2005 a également prévu une exonération équivalente de plus value pour les dirigeants d’entreprises soumises à l’IR qui souhaitent partir à la retraite.

    Cette exonération est reprise à l’article 151 septies A du Code général des impôts.

    Comme dans le cas précédant, la cession doit effectivement coïncider avec le départ à la retraite de l’exploitant. La cession doit porter sur l'entreprise individuelle commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole, ou sur l'intégralité des parts de la société de personnes.

    Le cédant doit également avoir été dirigeant de la société pendant les cinq années qui précédent la cession. Il ne doit pas détenir, directement ou indirectement, plus de 50 % des droits de vote ou des droits dans les bénéfices sociaux de l'entreprise cessionnaire. La société concernée doit être une PME (soit employer moins de deux cent cinquante salariés, soit elle a réalisé un chiffre d'affaires annuel inférieur à 50 millions d'euros au cours de l'exercice, soit a un total de bilan inférieur à 43 millions d'euros ).

    En revanche, ne sont concernés que les actifs non immobiliers. Les immeubles ne sont pas pris en compte par cette mesure, sauf pour les sociétés professionnelles immobilières.

    L’exonération ne s’applique pas non plus sur le taux de 27 %, mais uniquement sur les 16% Il restera donc à payer les 11 % de CSG et CRDS.

    Maggy RICHARD

     


    Vous avez aimé cet article, partagez-le sur vos réseaux sociaux !


    Ce site relève des traités internationaux et de la législation française sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle. La reproduction de tout ou partie de ce site est formellement interdite sauf autorisation expresse du Cabinet Picovschi. La reproduction des textes sur un support papier pour un usage personnel est autorisée sous réserve du respect de l’intégrité des documents reproduits et de la citation de la source du document sous la forme :
    < Document du site Internet http://www.avocats-picovschi.com >.

    Page protégée par COPYSCAPE, programme de détection automatique de plagiat.