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Interview de Gérard Picovschi, Avocat fondateur d'Avocats Picovschi

Réalisé par Sandra Franrenet

On a coutume de dire que les avocats embrassent le droit par vocation. Il suffit d’observer le parcours du fondateur du cabinet Avocats Picovschi pour comprendre que ce juriste ne déroge pas à la règle. Passionné par son métier, Gérard Picovschi se dévoile sans fausse pudeur. Entretien.

Gérard Picovschi, vous êtes à la tête d’un cabinet installé sur la place parisienne. Le petit garçon que vous étiez rêvait-il déjà de devenir avocat ?

Le petit garçon que j’étais a grandi avec une vision un peu manichéenne des choses : les gentils d’un côté, les méchants de l’autre ! Très jeune, j’ai ressenti le besoin de protéger les premiers contre les seconds, très certainement le fruit de la guerre... Cela s’est traduit durant ma scolarité par la défense de mes camarades de classe. Je n’ai jamais supporté l’injustice, où qu’elle se cache. Devenir avocat s’est imposé à moi comme une évidence dès l’âge de 13 ans. Je me suis ensuite appliqué à le devenir. Être avocat représentait un idéal, une profession me permettant de défendre la liberté. En parallèle, je poursuivais une carrière sportive dans le volleyball au sein du Racing Club de France. Très certainement tout cela afin de devenir la « plus belle personne possible ».

Après le bac, vous vous êtes donc orienté vers la fac de droit. Laquelle avez-vous choisie ?

J’ai opté pour la seule faculté qui, à l’époque, proposait une formation en droit des affaires : Paris I - Panthéon Sorbonne. Déjà, une attirance pour l’ « efficacité professionnelles ». J’ai intégré un cabinet d’avocats à peine sorti de l’école du barreau. C’était une petite structure qui m’a permis de beaucoup apprendre. Pour la petite histoire, j’y ai retrouvé l’un de mes enseignants de la Sorbonne ! Du jour au lendemain, je suis passé du statut d’élève à celui de collaborateur. Très rapidement, j’ai ensuite ouvert mon propre cabinet : Avocats Picovschi.

L’homme d’aujourd’hui a-t-il encore le temps de faire du sport ?

Il est vrai qu’entre mes activités professionnelles et ma vie de famille, je dispose de moins de temps pour faire du sport. J’essaye néanmoins de me sortir de mes dossiers, ne serait-ce que pour prendre le recul nécessaire à leur traitement… C’est impératif pour rester en forme physique et psychique. Un avocat se doit d’être « combatif » ; je pratique un sport de combat et, dès que j’en ai l’occasion, m’adonne à ma passion pour la photographie. Où que je sois, j’ai souvent sur moi un appareil photo. Graphismes, couleurs, portraits… je suis sensible à tout ce qui attire l’œil. Malgré mes réticences, mon épouse, Aline Picovschi, m’a convaincu d’exposer mes clichés sur une galerie en ligne. Un avocat photographe… Après tout, pourquoi pas ?

Cette sensibilité artistique explique certainement votre vision un peu « fantasmée » de l’avocat, celui qui défend la veuve et l’orphelin. Est-ce pour cette raison que vous avez voulu ouvrir votre propre cabinet ?

C’est tout à fait exact. Je concède que ma vision du droit était certainement naïve, mais je l’assume parfaitement ! Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si je me suis exercé à l’art de la défense et à l’attaque pénale, ce qui permet l’efficacité en droit des affaires. J’ai ouvert mon cabinet afin de m’entourer d’une équipe partageant mes valeurs humaines et professionnelles. Un bon avocat doit certes exceller comme professionnel, mais aussi briller par ses qualités humaines. Même lorsqu’il s’agit de très grands chefs d’entreprises, rassurer le conjoint, les enfants ou la belle-mère peut parfois faire partie de notre métier. Force est de constater que les clients qui nous consultent recherchent autre chose que la simple résolution de leur problème. Très certainement un vrai soutien que nous avons vocation à leur apporter. Mais j’ai aussi créé Avocats Picovschi afin de déployer des procès conçus lors de la rédaction de mon mémoire de fin d’études afin d’aller vers l’efficacité et la rapidité dans l’action et de permettre de privilégier le plus possible la voie de la négociation plutôt que celle de la procédure. En résumé, pour les membres d’Avocats Picovschi, un objectif d’efficacité avant tout.

Quelles sont les activités dominantes d’Avocats Picovschi ?

Nous sommes ce qu’on appelle traditionnellement un cabinet de droit des affaires y compris de droit des affaires internationales, mais nous avons développé en parallèle une expertise dans les domaines de la succession, de l’immobilier, contentieux URSSAF, contrôle fiscal, propriété intellectuelle et nouvelles technologies, droit social, droit commercial. Chaque collaborateur travaille dans un secteur précis sans pour autant s’y enfermer. Si je fais le bilan de nos activités, je constate que nous nous ouvrons à une nouvelle discipline du droit tous les deux à trois ans, et cela depuis 1988… Cette ouverture nous a par exemple amenés à traiter des dossiers relatifs au droit de l’aviation aéronautique ou de la grande promotion immobilière... Nos clients sont à l’image de nos activités. Ils vont du particulier ayant un patrimoine important à des patrons de grandes entreprises en passant par des cadres et chefs d’entreprise de taille plus modeste. Nos clients nous confient des dossiers aux enjeux diversifiés mais toujours très importants pour eux, ce qui fait que notre implication est toujours maximale. Nous sommes d’ailleurs très heureux de la proximité vraie créée avec nos clients avec lesquels nous échangeons sur un pied d’égalité jusqu’à créer très souvent des relations beaucoup plus intimes ou amicales.

Comment votre cabinet est-il structuré ?

Notre cabinet est structuré par pôles d’activités. Les collaborateurs travaillent en équipe, c’est-à-dire en binôme voire en trinôme pour garantir du sur-mesure à tous nos dossiers. Ces derniers bénéficient d’un suivi à plusieurs niveaux de hiérarchie et d’une supervision informatique. Aucun dossier n’échappe à ce contrôle… une conception de la « qualité ».

Le mot de la fin : si vous deviez donner un conseil à vos clients, quel serait-il ?

De ne pas attendre ! D’expérience, plus on agit vite et plus le problème à l’origine de la consultation chez un avocat se résout vite et bien. C’est vrai pour tous les domaines du droit, que l’on parle de succession ou de contrôle fiscal. Rassurez-vous, il n’y a pas de mal dont il ne sorte un bien…

Gérard Picovschi

La rémunération de l’avocat

Les frais d’avocats constituent l’un des principaux freins à la consultation d’un conseil. Beaucoup d’idées reçues circulent en effet sur cette question. Certes la matière grise coûte cher, mais les charges afférentes au fonctionnement d’un cabinet aussi, à commencer par les banques de données, la connectivité et la logistique informatique. « Procurer la meilleure prestation pour le montant d’honoraires le moins élevé possible relève de la bataille permanente » affirme Me Gérard Picovschi. Des critères déontologiques encadrent la fixation des honoraires de l’avocat.


Avocats Picovschi : le client au centre du processus

Lorsqu’un client compose le numéro du cabinet Avocats Picovschi, il est accueilli par une assistante juriste. En fonction de la problématique qu’il expose, l’assistante lui proposera un rendez-vous avec un ou plusieurs avocats le plus rapidement possible. Ce premier entretien d‘une durée d’une heure environ permettra de faire connaissance, d’établir les bases d’un rapport de confiance et de réfléchir à la stratégie à mettre en place.